The Servant, 1963
19th Oct 201423:4719 notes
~   Evans (Arthur J.)Illyrian Letters 1878
(via shqiperia-ime)

Parce que l’amour a noué nos corps de ses mains divines, comme les enfants nouent les tiges qu’ils arrachent aux prés, parce que nos vies se sont mêlées comme se mêlent les eaux chantantes, je consacre à ta jeunesse un hymne enivré.
Je dirai la lumière de tes yeux, la volupté de ta bouche, la force de tes bras, l’ardeur de tes reins puissants et la douceur tiède de ta peau. blanche et dorée comme la clarté du soleil.
Je dirai l’emprise de tes mains longues qui font à ma taille une ceinture frémissante ; je dirai ton regard volontaire qui anéantit ma pensée, ta poitrine battante soudée à ma poitrine, et tes jambes aussi fermes que le tronc de l’érable, où les miennes s’enroulent comme les jets onduleux des houblons.
Telle qu’une idole, mon adoration couvrira ta nudité superbe des lys odorants et des phlox cueillis dans mon jardin.
Je te regarderai dormir dans leur parfum.
Contre ton franc apaisé, j’écouterai ton sang couler dans le mystère de ta vie, comme j’écoute, dans le soir, le ruisseau qui descend de l’obscure forêt.
Sylvius, quand je ne serai plus, quand les saisons sur ma tombe ouvriront les passeroses et les giroflées d’or, dans la pureté du matin bleu, des voix passionnées rediront le chant de mon amour.

Marguerite Burnat-Provins

18th Oct 201419:38251 notes
porphyira asked:

lovely lovely blog, truly. have a wonderful day xx


♥ 

Sylvius, il n’y a pas d’hiver où tu respires, ta tête blonde est un printemps.
Durant mon long voyage, mes yeux sont restés attachés à ton regard, comme à l’étoile qui marque le chemin et me voici.
J’aperçois la vallée qui mène à ta demeure, je sens tes lèvres dans le vent.
Il est proche le jour où ton front s’inclinera vers le mien, où tu me diras de la voix tendre et basse et enivrée qui fait trembler mon âme : Tu es là.

Marguerite Burnat-Provins

17th Oct 201421:55172,456 notes

One does not kill oneself for love of a woman, but because love—any love—reveals us in our nakedness, our misery, our vulnerability, our nothingness.
- Cesare Pavese

(via mjalt)

~   Bshayer F.R. (via wnq-writers)

(via errantphilocalist)

~   Ahlam Mosteghanemi (via inderacinable)

Je n’ai jamais ouvert un livre pour — à proprement parler — le plaisir de le lire ou d’en étudier l’auteur, son époque et son sens, mais pour y chercher le secret d’une partie obscure et non encore consciente de moi-même. C’est pourquoi je lis avec fièvre, en négligeant d’un coup d’œil ce que j’ai jugé inutile ; c’est pourquoi aussi je me sens malheureux et rejette avec ennui le livre quand je n’y ai pas trouvé d’écho.

Edmond-Henri Crisinel

15th Oct 201420:481,504 notes
15th Oct 201420:461,143 notes
~   A phrase that was carved on the walls of a concentration camp cell during WWII by a Jewish prisoner (via dilaurentist)

(via i-backtoblack)

~   Haruki Murakami, South of the Border, West of the Sun (via hqlines)

(via pservai)

Opaque  by  andbamnan